Littérature

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Image : Edouard Manet, Portrait d’Emile Zola, 1868. Source : Musée d’Orsay.

Le quartier de la Goutte d’Or est connu pour avoir été le terreau d’inspiration de l’écrivain Emile Zola, notamment pour la rédaction de L’Assomoir, paru en 1876. L’ouvrage propose une immersion dans les ruelles sinistres de la Goutte d’Or du XIXe à travers le personnage de Gervaise, jeune provinciale arrivée de son exode rural dans l’hôtel Boncoeur, boulevard de la Chapelle. L’auteur naturaliste, soucieux de dépeindre un quotidien réel, se rend sur place afin de prendre des notes pour la mise en place de ses lieux. On retrouve ainsi des emplacements très exacts des lieux présents dans l’intrigue.

  • L’hôtel Boncoeur, où réside Gervaise, situé sur le boulevard de la Chapelle, entre le boulevard Barbès et la rue des Islettes.

“L’hôtel se trouvait sur le boulevard de la Chapelle, à gauche de la barrière Poissonnière. C’était une masure de deux étages, peinte en rouge lie de vin jusqu’au second, avec des persiennes pourries par la pluie. Audessus d’une lanterne aux vitres étoilées, on parvenait à lire, entre les deux fenêtres : Hôtel Boncœur, tenu par Marsoullier, en grandes lettres jaunes, dont la moisissure du plâtre avait emporté des morceaux. “    

-p°10

  • Le lavoir où travaille Gervaise, situé rue des Islettes (ancienne rue Neuve de la Goutte-d’or).

“Sur le boulevard, Gervaise tourna à gauche et suivit la rue Neuve de la Goutte-d’Or. En passant devant la boutique de madame Fauconnier, elle salua d’un petit signe de tête. Le lavoir où elle allait, était situé vers le milieu de la rue, à l’endroit où le pavé commençait à monter.”    

-p°26

  • L’assommoir, cabaret dans lequel les ouvriers viennent s’enivrer, situé à l’angle du boulevard de rochechouart et de la rue de Poissonniers.

“L’Assommoir du père Colombe se trouvait au coin de la rue des Poissonniers et du boulevard de Rochechouart. L’enseigne portait, en longues lettres bleues, le seul mot : Distillation, d’un bout à l’autre. Il y avait à la porte, dans deux moitiés de futaille, des lauriers-roses poussiéreux.”    

-p°57

 

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Place de l’Assommoir, rue des Islettes